Empêchés de rapatrier leurs bénéfices, les transporteurs aériens fuient le Venezuela

See on Scoop.itVenezuela

Un billet d’avion pour Paris ? Rien pour le moment, revenez mi-juin. Et ne tardez pas trop. En juillet, le prix des billets devrait augmenter de 350 %. » Derrière son comptoir ultramoderne, l’employée de l’agence de voyage est souriante. Le client, moins. Quitter le Venezuela tourne à l’exploit. « En plus de l’inflation galopante et des pénuries qui s’aggravent, nous voilà attrapés dans une prison à ciel ouvert »,soupire-t-il. Et de conclure, sarcastique : « Il est beau, le socialisme du XXIesiècle. »

Faute de pouvoir rapatrier leurs bénéfices en dollars, les compagnies aériennes internationales qui opèrent au Venezuela ont en effet réduit la voilure. Le gouvernement leur doit la bagatelle de 4 milliards de dollars, selon l’Association internationale de transport aérien. Il s’agit là des arriérés de devises que leur doit l’organisme chargé d’administrer le système des changes (l’ex-Cadivi devenu, en janvier, le Centre du commerce extérieur ou Cencoex).

See on www.lemonde.fr

Publicités

Les commentaires sont fermés.