Venezuela : quand le livre coûtera la moitié d’un salaire moyen

Début juin au Venezuela, le Sénat a adopté une nouvelle législation qui porte sur le système des importations et la taxation aux douanes. Les frais pour l’import de marchandises connaîtront une augmentation des impôts de 58,7 % à 69,3 %. La circulaire, comme le redoutait  Eduardo Garmendia, président de la Confédération vénézuélienne des industries, augmentera les coûts avec un impact direct sur les prix. 

La crise déclenchée par la hausse des frais douaniers va sévir sur tous les secteurs, et à ce titre, les éditeurs internationaux et les libraires indépendants n’ont pas dissimulé leurs inquiétudes. La question, qui n’a pas encore obtenu de réponse, est de savoir si ce modèle fiscal s’appliquera aux livres. Car dans certains cas, c’est au mieux l’effondrement de l’industrie du livre, au pire, une véritable catastrophe intellectuelle. 

 

Non seulement les éditeurs ne seront pas en mesure d’assurer les coûts d’importation, mais surtout, les livres seront de plus en plus rares sur le marché. « Les titres étrangers seront presque inaccessibles, y compris ceux que nous imprimons dans le pays. De plus, ils seront hors de portée, financièrement, pour le public », assure le directeur de la librairie Templo Interno, Alexis Romero.

 

Si la mesure décidée est mise en application, le coût d’un livre pourrait alors être multiplié par deux ou, au point que, pour certains livres, le prix de vente serait supérieur à la moitié du salaire minimum actuellement en vigueur.

Source: www.actualitte.com

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