Face à la crise, le Venezuela choisit l’immobilisme

Le président vénézuélien Nicolas Maduro avait annoncé un bouleversement gouvernemental (un sacudon). Mardi 2 septembre, il a dévoilé un simple remaniement ministériel. Aucune mesure n’a été adoptée à ce jour pour juguler l’hyperinflation (61 %), pour faire face aux pénuries d’aliments, de médicaments et autres produits de première nécessité, ou pour surmonter la récession. Le Venezuela, puissance pétrolière aux pieds d’argile, est depuis deux ans la lanterne rouge de l’Amérique latine.

Ces changements précèdent une décision plusieurs fois annoncée et autant de fois différée : l’augmentation du prix de l’essence, que les Vénézuéliens continuent de payer moins cher que l’eau minérale. Cette mesure d’ajustement est considérée nécessaire, y compris par les professionnels de la route ou des transports urbains, mais elle est fortement symbolique et impopulaire dans un contexte de flambée des prix. Surtout dans une situation où les divergences entre les héritiers de Chavez ont éclaté au grand jour, et alors que Maduro tente de mobiliser les militants en vue des élections législatives de 2015.

La famille Chavez reste présente dans cette sourde bataille de légitimité, comme le montre le choix d’Asdrubal Chavez au ministère de l’énergie, ainsi que la récente nomination de Maria Gabriela Chavez, 33 ans, fille de l’ex-président, comme nouvelle ambassadrice du Venezuela aux Nations unies.

Source: america-latina.blog.lemonde.fr

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