Au Venezuela, les excès meurtriers de la politique sécuritaire

Dans un rapport très étayé rendu public jeudi, Amnesty International accuse le gouvernement socialiste du Venezuela d’«utiliser la force meurtrière dans l’intention de tuer les personnes les plus vulnérables et les plus exclues». L’Etat bolivarien «viole leurs droits et les traite comme des criminels en raison de leurs conditions de vie, alors qu’il devrait mettre en œuvre des politiques de lutte contre la criminalité basées sur la prévention et conformes aux normes internationales».

Amnesty a recensé, entre 2015 et juin 2017, 8 200 «exécutions extrajudiciaires», homicides commis par les forces de police ou l’armée hors de toute procédure de justice. Avec un total de plus de 21 700 homicides pour 2016, le Venezuela serait le troisième pays le plus violent de la planète, derrière la Syrie et le Salvador. Et le deuxième pour les morts par arme à feu, après le Salvador et devant le Honduras.

Source : Au Venezuela, les excès meurtriers de la politique sécuritaire – Libération

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Les doubles victimes de la crise au Venezuela

Au matin du 18 août 2018, Ana* a entendu des feux d’artifice et l’écho d’un portugais inintelligible provenant d’un haut-parleur. « Est-ce qu’ils vont organiser une fête ? » s’est-elle demandé. Elle se trouvait à côté de la bâche sous laquelle, elle et son mari Luis* et leur fille de 11 ans, Lucia*, dormaient à Pacaraima, une ville brésilienne d’environ 12.000 personnes à la frontière vénézuélienne.

Même en vivant dans la rue au Brésil, pays où ils ont demandé l’asile, Ana et Luis nous ont déclaré qu’ils y étaient mieux lotis que dans leur ville natale de Cumaná, une ville côtière du Venezuela, située à 1.200 kilomètres de là. À Cumaná, ils avaient si peu de nourriture qu’à plusieurs reprises, Lucia s’était évanouie à l’école, torturée par la faim. Ils ont donc vendu toutes leurs possessions discrètement et ont quitté leur emploi dans une entreprise publique. Ils racontent avoir vu comment des agents du gouvernement inscrivaient des personnes sur une liste noire parce qu’ils s’opposaient au président Nicolás Maduro. Ils craignent de faire l’objet de persécutions pour avoir quitté leur emploi s’ils retournaient un jour au Venezuela, mais ils estiment ne pas avoir eu d’autre choix.

Source : Les doubles victimes de la crise au Venezuela | Human Rights Watch

Venezuela. Ils risquent 20 ans de prison pour avoir baptisé un âne « Maduro »

Deux pompiers ont été accusés d’« incitation à la haine » au Venezuela pour s’être moqué du chef de l’État, incarné par un âne baptisé « Maduro » dans une vidéo diffusée sur internet, et ils risquent jusqu’à 20 ans de prison, a dénoncé ce lundi une ONG. Un tribunal a ordonné une « mesure de privation de liberté » (détention provisoire) à l’encontre de Ricardo Prieto et Carlos Varon, arrêtés mercredi dans la ville de Merida (ouest), pour « incitation à la haine » aggravée, a déclaré Fernando Cermeño, représentant de l’ONG Foro Penal dans cette région.

Source : Venezuela. Ils risquent 20 ans de prison pour avoir baptisé un âne « Maduro »

« Ils ont volé l’espoir » : une ancienne capitaine de l’armée de l’air vénézuélienne raconte pourquoi elle s’est enfuie

Condamnée à huit ans de prison par un tribunal militaire après un procès « politique », Laided Salazar a réussi à quitter le Venezuela au mois de juillet. Son récit, emprunt de nostalgie, témoigne de l’horreur du régime de Maduro.

Source : « Ils ont volé l’espoir » : une ancienne capitaine de l’armée de l’air vénézuélienne raconte pourquoi elle s’est enfuie

Le président argentin va demander à la CPI d’enquêter sur le Venezuela

Le président argentin de centre droit Mauricio Macri et d’autres président de la région vont demander à la Cour pénale internationale (CPI) d’enquêter sur de présumés crimes contre l’humanité commis au Venezuela, a déclaré le dirigeant.

« Au Venezuela, les droits de l’homme sont systématiquement violés. On a perdu la valeur de la vie », a déclaré M. Macri, précisant que le document serait présenté devant la CPI « dans quelques semaines », dans un entretien à la chaîne CNN diffusé hier soir.

Selon le chef de l’Etat, la démarche est soutenue par ses homologues colombien Ivan Duque, chilien Sebastian Piñera et paraguayen Mario Abdo Benitez. Le président argentin a également mis en doute la réalité de l’attaque qui a visé selon Caracas le dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro le 4 août.

Source : Le président argentin va demander à la CPI d’enquêter sur le Venezuela

Venezuela: répression d’une manifestation contre les coupures d’électricité

Des habitants de Caracas ont manifesté jeudi soir près du palais présidentiel vénézuélien de Miraflores pour protester contre les coupures d’électricité avant que les militaires ne les dispersent violemment, a déclaré une organisation de défense des droits de l’Homme.

« La Garde nationale a réprimé la manifestation dans la violence et à coup de gaz lacrymogènes », a déclaré à l’AFP Marco Ponce, coordinateur de l’organisation Observatorio Venezolano de Conflictividad Social (OVCS).

M. Ponce a dénoncé l’attitude des militaires qui ont « volé » les téléphones portables des manifestants qui « étaient en train de filmer le rassemblement ».

Source : Venezuela: répression d’une manifestation contre les coupures d’électricité